Commune du canton de Cordes-sur-ciel - Tarn

Commune du canton de Cordes-sur-ciel - Tarn

Lettre d'infos mensuelle

Communauté de Communes

Dans la presse

     

    LES ORIGINES - LA REVOLUTION DE 1789 - LES FOIRESEVOLUTION DE LA POPULATION - Artisans et Commerçants de Les Cabannes en 1888LES MAIRES, ADJOINTS et INTITUTEURS (TRICES)

     

    Les origines



    Le village s’est développé le long de la grande route qui mène à St Antonin et à Mouzieys Panens . Il était peuplé de meuniers et tanneurs établis le long du Cérou et de personnes descendues de Cordes qui était surpeuplé.

    Les Cabannes désignait un lieu où  il n’y avait pas encore de véritables maisons à étages et cossues, et l'église St Antoine et celle de Ste Luce devaient compter parmi leurs fidèles, les cultivateurs des fermes des environs .

    C'était le lieu d'habitation des ouvriers carriers qui ont exploité les carrières pour permettre la construction de Cordes : La carrière du Garissou a fourni les pierres de construction de tous les bâtiments et murs de Cordes (en dehors du Grès de Salles pour les belles façades et le calcaire du piton cordais lui-même, pour les bases des remparts).

    Dès le XIV° siècle, Le village constituait les dépôts des tanneries de Cordes.

    La Commune de Les Cabannes était une jurade ou jurande ainsi que La Capelle Ste Luce, qui recouvrait les hameaux actuels de La Capelle et de la Védillerie. La commune de Sainte Luce est supprimée pour être rattachée à celle de Les Cabannes le 7 avril 1840.
    Les jurades sont des groupements professionnels autonomes avec personnalité juridique propre et discipline collective stricte, composés de membre égaux unis par un serment.
    Ce groupement avait pour mission de prélever l’impôt, de régler certains litiges entre les habitants ….etc

    Les impôts devaient être remis au consul de Cordes, qui était agent du Roi ou en l’occurrence du Comte de Toulouse. Les Consuls s’appelèrent plus tard Bally ou Sénéchaux. Les Cabannes Corrompis devait être construite avant la Cité de Cordes c’est à dire à l’époque du quartier de Cordes " Les Tanneries " puisqu' autour de la place St Felix il existait des tanneries, et les riches marchands qui faisaient du commerce construisirent leurs maisons en bordure de la route qui devint plus tard la route principale de la Commune.

    En 1316, les petits délinquants sont invités à porter leur pierre au pavage de La Peyrade, qui mène de Cordes aux Cabannes.
    Dès 1353, présence de tanneries.
    En 1447, il existe des teintureries installées aux Cabannes.
    En 1452, il y avait une verrerie gérée par Monsieur Bertrand.

    Le 28 mai 1562, les consuls de Cordes délibèrent pour empêcher que soit vendu le blé par les gens des Cabannes à d'autres gens et lieux que dans la commune de Cordes.
    En 1568, poursuite, depuis Les Cabannes jusqu'au Ségur et la Grésigne, de Fournier et quelques hommes de Cordes, qui pillaient la contrée.
    En 1588, le village est incendié par les protestants. La population se plaint du brûlement des maisons et des pilleries que lesdits ennemis leur ont fait en se retirant... Ils demandent à être indemnisés sur les biens des huguenots, qui sont cause de ces dommages.

    Le 14 août 1625, passage de Mme de Cornusson, femme du sénéchal de Toulouse, qui se rend au château du même nom.
    Le sénéchal à son tour séjournera 3 jours aux Cabannes en novembre de la même année, avec une troupe de 120 cavaliers.

    Le 7 avril 1628, une épidémie sévie dans la région et le pont des Cabannes n'est pas franchissable. On fait appel à 3 désinfecteurs.

    En 1630, les infects (pestiférés) des Cabannes sont portés à St Jean de Mordagne.

    Le 1er juin 1651, les 15 compagnies qui ont cantonné aux Cabannes ont commis pas mal de dégâts : plainte des habitants auprès des consuls de Cordes.

    Le 21 juin 1660 se produisit un formidable tremblement de terre dans les Pyrénées. D'après M. Jean-François Soulet, « les premières secousses avaient commencé à quatre heures du matin. Bagnères-de-Bigorre fut la première ville atteinte et la plus touchée ». Ce tremblement de terre fut ressenti dans tout le Midi de la France. Le notaire toulousain, Benoit Dupoix, notait sur un folio de son minutier : Le lundy 21e jour du mois de juin 1660, sur le lever du soleil, environ les quatre heures du matin, arriva dans ceste ville de Tholose ung grand tremblement de terre, et par les lieux circonvoisins, quy espouvanta fort le peuple quy sortoit des lictz et maisons tous deshabillés. Le temps estoit calme et serain, sans vent ni thonnerre. On remarqua seulement que le soleil se leva plus palle que d'ordinaire. Force peuple courreust aux eglises prier Dieu qu'il luy pleust nous conserver. Dans les Pyrénées, la terre continua à trembler par intermittence durant trois semaines,
    En 1676, réparation de l'arche médiane du pont des Cabannes, qui était en ruine.


    LA REVOLUTION DE 1789


    Elle fut acceptée par l’ensemble des gens du village. Cependant, dans beaucoup de coins, il y eut des refus d’accepter les lois antireligieuses. On entendait des cris séditieux comme VIVE LE ROI. On fêtait très mal les nouveaux dimanches "les décadi ". On abattait facilement et un peu partout les arbres dits de la liberté mais rien n’empêcha l’installation du nouveau régime.

    En l'an 1804, il y avait 3 moulins sur le Cérou (Les Cabannes, Cajarc et la Bogne).

    1789 – Communautés de Corrompis  et de Lacapelle-Sainte-Luce, sénéchaussée de Toulouse, diocèse d’Albi
    Paroisses : pour Corrompis, Saint-Antoine, pour Lacapelle-Sainte-Luce, Sainte-Luce de Lacapelle.
    Les deux paroisses ont été jusqu’à la Révolution sous la collation de l’évêque, puis de l’archevêque d’Albi. Le roi de France était seigneur des lieux.

    Le 2 avril 1819, mort à Gaillac de Dame Jeanne Victoire Gertrude FONTANILLE, épouse de GUERIN du Cayla, père d'Eugénie et de Maurice, écrivains célèbres du XIXème siècle : elle était née en 1777 aux Cabannes.

     



    LES FOIRES

     

    Avant la révolution il y avait des foires très importantes. On y traitait surtout du bétail, gros et petit et on y vendait de la laine et des tanneries.

    Une ordonnance du 12 janvier 1843 créa les 2 foires du 12 février et du 23 octobre.

    Le 15 février 1855, on discute de la création de deux autres foires.
    En fait, en 1868 il y a des foires nouvelles : le 8 mai ; 8 juin ; 8 juillet et 25 octobre .

    Le 19 novembre 1932, à la demande du préfet du Tarn se renseignant sur l’importance de ces 10 foires anuelles et l’endroit où elles se tenaient …. Le maire lui répond :
    Emplacement le long de la Grand Route et Place St Félix

    1er janvier : Foire de la Jeunesse
    12 février : Importante commercialement
    12 mars : Importante commercialement
    12 avril : Petite importance
    8 mai : Petite importance
    8 juin : Petite importance
    8 juillet : Petite importance
    25 octobre : importante
    12 novembre : importante
    8 décembre : petite importance


    Evolution de la population

    1844        740 Habitants
    1863         717
    1876        682
    1885        646
    1901        491
    1929        382
    1975        275
    1982        281
    2000        320

    2004        356

    2012        357 (population totale)

     


    Artisans et Commerçants de Les Cabannes en 1888


    Le tableau ci-dessous permettra de comparer l’animation d’un village à caractère uniquement agricole il y a 100 ans.
    Aucun de ces métiers ou presque n’est exercé aujourd’hui alors qu’à cette époque 60 personnes et leur famille vivaient de ces professions..

    Aubergiste> BEYSSIERES
    Bouchers > CABARES-PEGOURIE
    Boulangers> BOUYSSIERE – GIBERT-PERILLE-PEYRUSSET-YECHE
    Brasseur > PEYRUSSET
    Café > GROC-LACASSAGNE
    Charpentier> ICHIER
    Charron> CAPUS-SOULIER
    Chaudronnier> BONNEVIALE- ESCAFFR
    Marchand de chaussures> RAYNAUD
    Chiffonnier> BALAUX
    Cloutier> GOURG- GUIRAUD –NEGRIER
    Cordier> LAMY
    Cordonniers> ARNAL-CABANES-DUGES-ETIENNE-MOLINIER-PEYRUSSET-RAYNAUD-TURLE
    Coutelier> RAYNAL
    Epiciers > DAYMIE-DUTEMPS-GROC-RAYNAL-RAYMOND-SERVIERES
    Entrepreneur> MARTY
    Marchand de fer> GIBERT
    Maréchaux ferrants> MOUYSSET-DUGET 
    Mariniers> BOYER-ICHE-SICRE
    Menuisiers> BEISSIERES-CAVAILLE-MOLINIER-RAYNAL
    Mégissier> BRUGUIERE
    Sabotier> MELOUX-RAUCOULES-TOURNIER
    Scieur de long> GIDON
    Tailleur> ARTOUS
    Tanneurs> PAQUIE-ROZIES-VIALAR
    Marchands de tissus> BASTIDE-VALAX
    Tonnelier> CAPOU

    Les Maires et Adjoints de Les Cabannes

    Les instituteurs(trices)

    Année 1805 RAYNAL
    1820 MARTIN
    1825 ETIENNE
    1833 LACALM Mr PAYRASTE
    1837-1842 LACALM/GIBERT
    1842-1846 LACALM/GIBERT
    1847-1853 DUPUY-DUTEMPS/GIBERT Mr FARSAC puis St FELIX
    1854-1855 MALGOUYRE/LOUBERS
    1855-1859 RAYNAL/MANDIRAC
    1860-1866 MANDIRAC/RAYNAL Mr ITIE puis CAREL
    1867-1884 LAUREO Mr BARTEZ et Mme RIVET
    1885-1889 ROZIES/CROS Mme VIRAZELS
    1893-1896 GIBERT/CROS Mme ALMON
    1897-1905 CABARES/ICHARD Mme BOSCet Mr COMBES
    1906-1908 DALENS/ICHARD Mr et Mme PRADAL
    1909-1918 CABARES/ICHARD Mr et Mme PRADAL
    1923-1924  CABARES
    1925-1929 DALENS/ROBERT Mr et Mme BOYALS
    1929-1930 MAUREL/ROBERT Mme TRANIER
    1931-1932 MAUREL/MALET Mme TRANIER
    1933-1939 ROBERT
    1940-1944 ROUZIES
    1944-1945 ROBERT/REYNES
    1945-1953 GAYRAL/THURIES
    1953-1961 GAYRAL/SOUYRI Mr NAJAC
    1961-1970 IZARD/SOUYRI Mme RAMADE
    1971  SOUYRI/PRADAL Mr BARTHE
    1971-1989 PEGOURIE/SOUYRI Mr DELECOULS
    1989-1995 PEGOURIE/GARRES Mr LAVAGNE
    1995-1998 PEGOURIE/LAVAGNE Mr LAVAGNE
    1998-2001 LAVAGNE/GARRES Mme DION
    2001-  LAVAGNE/CHIES Mme DION
    2008 -LAVAGNE/WOILLEZ Mme DION

    En bref...

    • Actualité

      La mairie propose

      1 terrain constructible

      de 800 m2 environ

      entièrement viabilisé au HAMEAU LE FERAL

      Renseignements en mairie !

       

      Feral

    Mairie de Les Cabannes