Commune du canton de Cordes-sur-ciel - Tarn

Commune du canton de Cordes-sur-ciel - Tarn

Lettre d'infos mensuelle

Communauté de Communes

Dans la presse

    Histoire

    Charles Liozu

    Né le 6 octobre 1866 à Les Cabannes, décédé à Cordes le 8 novembre 1948

    Elève à l'école des Beaux-Arts de Toulouse puis de MM. Cormon et J.P. Laurens à celle de Paris, avant de faire un séjour en Tunisie. Rentré à Albi, il devient professeur de dessin et, de 1911 à 1934, conservateur du musée. Expose à Albi dès 1897, expose aussi à Paris, au salon de la Société nationale des Beaux-Arts (en 1912 par ex.) et à celui des Artistes français (en 1913). Il réussit portraits, natures mortes, paysages et, de surcroît, excelle dans la représentation par la plume et le crayon des particularités locales, telles que sites et coins pittoresques des rues d'Albi, physionomies et scènes de moeurs surtout rurales de la région. De fait, il illustre quantité de livres d'auteurs, livres scolaires, couvertures, journaux, cartes postales, etc...

    "Véritable documentation historique" (Charles Portal)

    Retrouvez quelques dessins à l'adresse suivante :  http://perso.wanadoo.fr/albicol/beta/albi_hier7.html


    Claude Izard, né le 19 janvier 1941 à Les Cabannes a grandi dans le café restaurant  familial  où les pensionnaires mangeaient autour d'une grande table, près de la cuisinière, où sa mère, Alice Izard, cuisinait. La salle à manger était ouverte les jours de foire : un casse-croûte campagnard était servi à 8h suivi d'un repas à 13h. La salle était comble tous les jours de foire.

    Claude1

    Son père Roger Izard, était lui, courtier en vins et l'été il faisait le ramassage des cornichons.

    Il a grandi dans ce milieu déjà professionnel, traditionnel, qui a fortement influencé son désir et sa passion pour le métier.

    Il a fréquenté l'école du village jusqu'à l'âge de 12 ans, sous les directives de l'instituteur Monsieur Najac. A 12 ans, il a poursuivi ses études à l'Ecole Supérieure d'Albi, connue aujourd'hui sous le nom de Rascol. Comme l'école n'était pas son fort, malgré des capacités en français et en mathématiques, son père l'a dirigé vers la restauration en le faisant travailler durant les vacances scolaires,  à l'hôtel LUFFAUT de Saint Antonin Noble Val  : un restaurant particulièrement réputé à l'époque pour son chef, Maurice Luffaut, et ses qualités de chef saucier.

    Monsieur Dupuy Dutemps, propriétaire de la maison de maître ''Lapeyrade'', propose à Roger Izard de lui vendre la maison pour son fils, qui en ferait un hôtel-restaurant... ce qui aurait concrétisé le rêve que Claude avait depuis tant d'années. Malheureusement, l'achat n'a pu se réaliser.

                    Claude Izard                                Claude

     Après la classe de seconde, il décide de devenir cuisinier. Il passe un concours pour entrer à l'école hôtelière de Toulouse (Il y avait à l'époque 7 écoles hôtelières en France). Il réussit son concours et démarre son cheminement vers ce qui va l'animer durant 60 ans. Il fait de nombreux stages dans des endroits prestigieux dont l'hôtel de la cité à Carcassonne.

    En 1961, il obtient le diplôme BEH (brevet d'enseignement hôtelier) et les CAP de cuisinier et de service de restaurant.

    En 1960, il rencontre Annie Bosc, la fille du coiffeur du village, voisin du restaurant de ses parents. Ils se marient en juin 1961, et Luc, leur premier enfant, nait le 7 septembre de la même année.

    Ils partent travailler dans les Pyrénées, à La Preste les Bains, mais l'éloignement de leur fils qui était gardé chez une tante à Paris, les poussent à rejoindre la capitale plus tôt que prévu. Il est embauché dès le lendemain, dans la brigade du restaurant les 3 soleils à Orly en tant que 1er commis. Ce passage dans ce restaurant lui apprendra beaucoup sur le métier de cuisinier. Il fait en parallèle de nombreux extras dans des restaurants parisiens.

    IMG 4485

    En 1964, il postule pour un poste de professeur de cuisine dans un collège d'enseignement professionnel à Saumur en Auxois. La petite famille rejoint Saumur en Auxois et Claude sera professeur durant 3 ans. Cette parenthèse lui aura donné confiance en lui, le contact avec les jeunes étant particulièrement enrichissant.

    Le 30 août 1965, leur deuxième enfant, Franck, nait aux Cabannes (Claude aidait sa mère à la cuisine du restaurant durant ses vacances).

    En 1966, la maison de maître ''Lapeyrade'' qui avait été transformée en hôtel-restaurant par Monsieur Balansa est à vendre. Il la propose à Claude qui refuse et c'est Madame Perrier, du restaurant le Relais de Mousquette à Dénat, qui l'achète. Un an plus tard, l'hôtel est à nouveau à vendre et Claude ne loupe pas cette 3éme occasion et devient propriétaire des lieux le 7 juin 1967.

    Hostellerie du Parc

    Le 26 novembre 1967, leur 3ème enfant Gilles naîtra.

    L'appellation ''Chateau Lapeyrade'' disparaitra et deviendra ''Hostellerie du Parc''. Les débuts furent particulièrement difficiles, l'établissement ayant une très mauvaise réputation. Un cahier de doléances spécifique à l'hôtel était présent au Syndicat d'initiative.

    De nombreux travaux seront réalisé : le chauffage, les chambres, la cuisine tout en gardant le caractère de la maison.

    Petit à petit, la réputation de Claude se fait. Il participe à 2 reprises au concours de la ''Poêle d'Or'' qui récompense des recettes créées par des chefs.  Il remporte ce concours 2 années de suite, avec 4 recettes qui deviendront les spécialités phares de l'Hostellerie du Parc : le lapin au chou, la croustade Al Cabessal, le canard Lapeyrade et les beurreck*.

    Très rapidement, il s'intègre à l'animation de la vie locale avec 3 amis (Claudine Delmas, Pierre Régis et Guy César). Cette fine équipe relance le comité des fêtes du Grand Fauconnier dont il prend la présidence, et durant plus de 20 ans, ces fêtes deviennent l'événement incontournable de la région. Elles continuent encore aujourd'hui grâce à Marie-Claude Ramirez. Il prendra aussi la présidence du syndicat d'initiative qu'il gardera pendant plus de 20 ans jusqu'à l'arrivée de Paul Quilès. Son amour pour le métier et les traditions l'amènera à prendre la présidence du syndicat départemental de l'hôtellerie, la CPIH. Il deviendra aussi président du groupement des restaurateurs et vice-président National de la CPIH.

    Le 28 novembre 1975, Agnès leur quatrième enfant arriva.

    Village gourmand

    Son profond respect du métier de restaurateur l'amène à créer les Tables Gourmandes Tarnaises qui sont les précurseurs de nombreuses Tables Gourmandes en France. A l'aide d'un Conseil des Sages, il sélectionne des restaurateurs artisans. En 1983, devant le développement des Tables Gourmandes il décide de créer les ''Restaurateurs de Métier des Provinces Françaises'', toujours dans l'espoir d'être reconnu comme Artisan.  N'arrivant pas à cette reconnaissance, il crée la certification de service ''Restaurateur de Métier'' contrôlée par le bureau Véritas. En parallèle, il crée dans le Tarn les cafétérias ''Moun Païs'', restauration traditionnelle dans une restauration rapide avec le respect de l'artisanat. Les premières ouvriront à Albi (Cafétéria Gambetta), à Castres (Cafétéria du Mail) et à Rodez (Cafétéria Fauch). L'extraordinaire succès de ces entités l'amèneront à créer le restaurant "le Lapin au Chou" à Toulouse, qui sera tenu par ses fils Luc et Franck.

                                      IMG 4482   IMG 4483 

     

    L'Hostellerie du Parc prend ses lettres de Noblesse et voit ses plus belles années durant les années 80/90. Au début des années 90, il se sépare d'Annie et rencontre Anne-Marie Donnadieu qui lui donne 2 beaux enfants : Manon qui naîtra en 1992 et Cloé en 1994.

    L'année 1993 fut une année très dure pour Claude qui perdra son enfant Franck qui était destiné à reprendre les rennes de l'Hostellerie du Parc où il excellait déjà.

    Le tour de France que Franck avait réalisé en se faisant la main dans plusieurs établissements lui avait donné d'excellentes compétences. Son perfectionnisme l'amenait à réaliser des pièces artistiques en pâtisserie.

    Claude partage son temps entre ses entreprises et les différentes associations dont il s'occupe. Toujours dans son combat pour l'artisanat... auquel s'ajoute un autre combat contre la Malbouffe de l'agro-alimentaire industriel. Avec son association, il réalise plusieurs ''Plus Grand Buffet du Monde'' soutenu par ses collègues qui défendent les mêmes valeurs. L'Etat participe financièrement à plusieurs de ses manifestations qui deviennent  la vitrine de notre patrimoine gastronomique.

    Au début des années 2000, Martine rejoindra Claude à l'Hostellerie du Parc où elle lui prêta main forte en pâtisserie. 

    Une deuxième épreuve s'impose à lui le 14 novembre 2004 : son fils Gilles s'éteint lui aussi, suite à un accident de voiture, en laissant derrière lui son épouse Véronique et son fils Franck. Gilles tenait "le Buron" à Albi et Carmaux avec son frère Luc.

    Il se réfugie dans ses combats et son entreprise... ce qui lui permettra d'affronter ces moments difficiles.

    En 2005, il recevra la médaille d'Or du Tourisme des mains du Ministre.

    Claude

    En 2009, d'importants problèmes hépatiques déboucheront sur une greffe du foie en 2011. Une autre épreuve dont il va se relever et repartir de plus belle dans ses combats. Aujourd'hui encore, même à la retraite, il est à l'origine d'une nouvelle initiative pour fédérer les artisans de tous les métiers de bouche et créer la Filière Artisanale Alimentaire, à l'opposé de la Filière Alimentaire Industrielle : combat pour la qualité du travail artisanal mais aussi pour la qualité de vie et la santé des hommes. Parallèlement, il travaille avec l'UMIH et la CPMA à la création  de 2 Brevets (Maîtrise en Gastronomie Artisanale et Art de la Table Maître de Restaurant) qui verront le jour dans les années à venir.

    Pour concrétiser la vitalité de la Filière Artisanale Alimentaire Française, il prépare les Etats Généraux de la qualité alimentaire artisanale et en apothéose, le plus grand buffet du monde de la gastronomie française qui regroupera toute la filière, de la terre à l'assiette.

    Il a transmis son talent et son amour pour ce métier à ses enfants et petits enfants qui, à leur tour, excellent dans les métiers de l'Hôtellerie et de la Restauration.

    * Le beurrek  est une pâtisserie salée, spécialité des anciens pays de l'Empire ottoman.

    Né à Les Cabannes le 1er janvier 1766, fils d'Antoine Azémar et de Anne Portes, tué au combat de Gross Debnitz (Allemagne) le 13 septembre 1813, d'un coup de boulet qu'il reçut à la tête.

    Sa carrière eut un certain retentissement du fait de son développement et aussi parce qu'il est amené à participer à une rare opération navale de son temps, en traversant la Manche, en vue de venir en aide à l'Irlande qui cherchait son indépendance ; puis après avoir occupé des postes en retrait des combats, y revenir pour être tué en Saxe, à la Grande Armée.

    Fils de tanneur, il est soldat à 17 ans au régiment de Vivarais (2 mars 1783).

    Dans les armées de la Révolution :
    - capitaine à 25 ans (3ième bataillon de l'Oise, en 1791),
    - chef de bataillon en 1792
    - nommé Chef de brigade par le général Humbert commandant l'expédition d'Irlande, pour action d'éclat sur le champ de bataille de Castlebar (Irlande), mais n'est pas confirmé dans son grade (10 fructidor an 6).

    Le Directoire le renvoie dans le Tarn :
    - Chef du contingent du département du Tarn le 28 floréal an 7 (commandant du contingent des conscrits)
    - Juge commissaire militaire au tribunal spécial du département du Tarn (an 9)

    Il reprend sa carrière sous l'Empire, en Italie en 1805 :
    - Major du 64ième de ligne en 1809
    - Colonel du 150ième en 1813

    Il est remarqué à Wagram et en Russie et devient général de brigade de la Grande Armée le 29 août 1813, quelques jours avant sa mort dans la bataille de Leipzig.

    Ces informations ont été recueillies dans la biographie écrite d'après les états de service de F. B. AZEMAR se trouvant au Service Historique de l'armée de terre au Château de Vincennes (94300) par Paul MARION - 35, rue de Chézy - 92200 NEUILLY SUR SEINE.

    Biographie (en allemand) de F.B. Azémar, par Franck et Uwe Fiedler, à commander sur le lien suivant :

    azemar-1-2_

     STANTOINE

     

    Eglise St Antoine

    Chapelle Ste Luce

    La Tour

     

    Charles_Liozu

    Né le 6 octobre 1866 à Les Cabannes, décédé à Cordes le 8 novembre 1948

    Elève à l'école des Beaux-Arts de Toulouse puis de MM. Cormon et J.P. Laurens à celle de Paris, avant de faire un séjour en Tunisie. Rentré à Albi, il devient professeur de dessin et, de 1911 à 1934, conservateur du musée. Expose à Albi dès 1897, expose aussi à Paris, au salon de la Société nationale des Beaux-Arts (en 1912 par ex.) et à celui des Artistes français (en 1913). Il réussit portraits, natures mortes, paysages et, de surcroît, excelle dans la représentation par la plume et le crayon des particularités locales, telles que sites et coins pittoresques des rues d'Albi, physionomies et scènes de moeurs surtout rurales de la région. De fait, il illustre quantité de livres d'auteurs, livres scolaires, couvertures, journaux, cartes postales, etc...

    "Véritable documentation historique" (Charles Portal)

    Retrouvez quelques dessins à l'adresse suivante :  

    http://perso.wanadoo.fr/albicol/beta/albi_hier7.html

     

    Vous pourrez écouter ci-dessous les enregistrements qui sont issus d'un Projet d'Action Educative mené par les élèves de l'école de LES CABANNES, lors de l'année scolaire 1996-97, avec l'aide de l'Inspection Académique du Tarn, du Conseil Général et du C.O.R.D.A.E.- La Talvera...

    Léon Faure : La vie à La Védillerie, On tue le cochon !, A l'école...

    Lucette Nègre : les commerces

    Jean Garres : les jeux après l'école

    Alice Izard : les foires, la lessive

    Jean Roumiguieres : la station service, le train

    Suzanne Guth : Jean Jaurès, ami de Rémi Cabarès (ancien maire), L'école du village, L'eau au village, Les activités (broderie, le boucher...)

    Roger Pegourie : La quincaillerie familiale, Sa carrière politique, Les différents commerces de la commune, Les surnoms occitans, Les ateliers de broderie

    Madeleine Galaup : Le chateau de Cajarc, Le marquis de St Félix

    Jean-Pierre Lafon : Une famille enracinée aux Cabannes..., Son métier : charpentier, puis menuisier, La "foire aux louaïres", Les jeux des enfants, autrefois..., La fête du village

    Alice Bessac : La vie à Lacapelle Ste Lucie, La vie des femmes à la campagne, Le soir, à la veillée..., Le four "communal"

     

    En bref...

    • Actualité

      La mairie propose

      1 terrain constructible

      de 800 m2 environ

      entièrement viabilisé au HAMEAU LE FERAL

      Renseignements en mairie !

       

      Feral

    Mairie de Les Cabannes